Sunday, September 16, 2007

Day-D+n : Conclusions

Conclusions
Northern Ireland : Portstewart

Je n’irais pas jusqu’à dire que tout ce que je savais de l’Irlande c’était que les gens avaient les cheveux roux et des tâches de rousseur, et que toute la surface de l’île n’était qu’une grande prairie toute verte.

Je ne pourrai jamais dire, non plus, si l’impression que l’Irlande m’a laissé serait la même si je l’avais visité en touriste, sans avoir des connaissances sur place. Nous avons fait partie d’une famille autochtone et avons été introduits, conduits, et chaperonnés avec grande gentillesse par Evelyn, sans qui ce séjour n’aurait jamais eu la même saveur.
Sa famille, tous les membres sans exception on été très accueillants, amicaux et ouverts avec nous. Ses amis ont apporté aussi leur graine dans notre apprentissage du pays.

L’Irlande du Nord, du moins la partie que j’ai pu visiter m’a beaucoup plu. J’ai apprécié son authenticité, sa nonchalance. J’ose espérer que son ouverture au tourisme, depuis l’arrêt des troubles, ne sonnera pas le glas ce cette valeur. Qu’on ne verra point de constructions à la va vite qui enlèveraient cet aspect rural.
Comme j’ai déjà mentionné dans le corps du journal, j’ai apprécié ses routes, surtout pour leurs imperfections. Ces rubans de goudron collés au sol sans plus, ou avec un minimum d’aménagement.

J'ai apprécié la simplicité des gens. Certes, je n’ai eu de contact qu’avec un nombre limité de personnes et il serait très délicat d’en tirer des conclusions visant à des généralités.
J’ai eu quand même l’impression que les jeunes étaient fort sages, ils sortent, ils s’amusent, sans faire d’histoires. J’ai observé un côté un peu monocultural. Je n’ai pas croisé, ou en tout cas cela n’a pas attiré mon attention, des personnes appartenant à d’autres races, d’autres cultures.
Habitué à côtoyer, ici à Bruxelles, un brassage multiculturel sans limite, je n’ai pu que constater cette absence sur place. Il y en a certainement mais, en un pourcentage moindre et plus probablement dans les grandes villes : Dublin, Belfast, Londonderry …

De nos sorties, promenades, marches, visites je ne peux que féliciter le côté civique des habitants, quant à la propreté des lieux. Les trottoirs, les rues, les sites … pas un seul papier, déchet, etc. (Ou alors c'est que le vent souffle très, très fort)

Je ne peux que formuler un souhait et c’est que l’Irlande, tout en avançant dans le progrès, sache garder ses racines. Qu’ils ne se laissent pas aller au ramassage d’argent facile en sacrifiant leur plus grande richesse : leur authenticité.
Je ne peux parler que pour la Costa Brava et la Côte Belge que je connais suffisamment bien pour pouvoir regretter la démesure immobilière qui a enrichit probablement certains mais qui a détruit à jamais un patrimoine qui méritait d’être conservé.

Pour finir je ne peux que remercier mes compagnons de voyage : Dominique, Rosanne et Armel.
Evelyn, sans qui tout ces bons moments n’auraient pas pu avoir lieu. Sa famille : Elizabeth, Laurena, George, Mary, Grace, Stéphanie, Ciaran qui nous ont accueilli les bras ouverts. Ses amis : Ian, Helen, Pat, Marvin, … et tous ces anonymes sans qui notre vision aurait été beaucoup plus réduite.

Quel remerciement meilleur que de leur faire savoir que je reviendrai. Que je veux faire connaître leur pays à mes enfants, à mon épouse.

Ils ont joué avec le feu, car ils ne se débarrasseront pas si facilement que ça, de moi ….

2 comments:

Anonymous said...

You write very well.

Anonymous said...

thanks for posting this.